Atelier

Deux époques dans mon atelier:Générateur à carburant vs. Batterie portable

Témoignage de Guillaume Lambert - Au fer et à mesure

Dans un coin de mon atelier, il y a un vieux groupe électrogène Eisenmann de 1981. Il fait du bruit, il sent l'essence, il vibre, il a son caractère... mais il m'a rendu service pendant des années.

Et puis un jour, j'ai posé à côté de lui une AFERIY P310.

Plus de quarante ans les séparent et, forcément, j'avais envie de savoir si cette grosse batterie silencieuse était réellement capable de remplacer ce que je connaissais.

Parce que chez Au fer et à mesure, l'électricité ne sert pas seulement à recharger un téléphone. Elle doit alimenter des meuleuses, des perceuses, des postes à souder et parfois des machines franchement gourmandes.

Ma première impression n'a pourtant pas été parfaite. La P310 est lourde et la répartition des masses est un peu particulière lorsqu'il faut la basculer pour sortir la poignée et utiliser les roulettes. Mais une fois qu'on a compris comment la manipuler, on la déplace, on la pose au bon endroit... et on n'en parle plus.

AFERIY P310 et ancien groupe électrogène dans l'atelier de Guillaume Lambert

Une énergie capable de suivre le rythme de l'atelier

C'est au moment de commencer à travailler que les choses deviennent beaucoup plus intéressantes.

L'électronique inspire confiance, les informations affichées sont claires et il y a une quantité impressionnante de possibilités pour brancher différents appareils. Mais surtout : il y a ce qu'elle est capable de délivrer.

Je l'ai volontairement poussée avec des machines gourmandes, notamment une grosse meuleuse en découpe, presque jusqu'aux limites de ce qu'on peut raisonnablement lui demander. Je m'attendais à un moment à la voir couper ou se mettre en sécurité.

Elle a encaissé.

Et avec une stabilité du courant qui, je dois le reconnaître, m'a franchement bluffé. J'ai réussi à faire avec cette batterie des choses que, jusqu'ici, je n'avais faites qu'avec de gros groupes électrogènes thermiques.

AFERIY P310 alimente une meuleuse dans l'atelier de Guillaume Lambert

Une expérience qui ouvre aussi des pistes pour demain

Tout n'est pas parfait pour autant.

La qualité de fabrication est bonne, mais l'enveloppe reste à mon sens trop fragile pour une véritable utilisation professionnelle en atelier, et encore davantage sur chantier. Poussière métallique, chocs, projections de meulage ou de soudage : ce n'est simplement pas le même monde.

Ça n'empêche absolument pas de travailler avec aujourd'hui. Mais ça me donne surtout beaucoup d'idées pour demain : protections renforcées, meilleure ergonomie, rangement des câbles, accessoires et pourquoi pas une véritable version pensée pour l'atelier et le chantier.

Parce qu'au fond, c'est probablement ce que je retiens le plus de cette expérience.

Quand je regarde mon vieux groupe thermique de 1981 et cette batterie côte à côte, je vois surtout deux générations de matériel et deux façons complètement différentes de produire son électricité.

L'une m'a permis de travailler pendant des années.

L'autre montre assez clairement ce qui est en train d'arriver.

Aujourd'hui, ça vaut déjà largement le coup. Demain, j'en suis convaincu, ce sera incontournable dans beaucoup d'ateliers.

AFERIY P310 dans l'atelier de Guillaume Lambert